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Jonny et le dimanche.

20 Juil

Loin de moi l’idée de faire du prosélytisme, mais il faut bien avouer que parfois, la musique réserve des surprises.
Ajoutez à cela du copinage éhonté et vous obtiendrai cet article, un tantinet curieux, pour un laïque que je suis (et tiens à rester).

On le sait depuis longtemps maintenant, musique et religion font bon ménage, même quand le digitalisme ambiant digère et recrache parfois de drôles de mélanges.
Un exemple, court mais néanmoins passionnant avec cette chanson venant du Hausaland (pays des Hausa, ethnies du nord Niger, Nigeria, à la lisière du Sahara). Quand Allah rencontre l’AutoTune.

Mais revenons à l’occident, et à Baltimore la bien-aimée.
Jonny Blaze a un truc avec le dimanche, et s’amuse depuis de longs mois à « christianiser » le Bmore Club, pourtant genre éminemment païen, voir lubrique (on ne s’en plaindra jamais).
On se rappelle de ses premières tentatives avec la reprise de l’hymne de Rod Lee, « Dance my Pain Away », transformé en « Pray My Pain Away », mais voilà que Jonny Blaze revient avec un album complet (et autoproduit sauce Baltimore) de Gospel Club Music. Genre de son invention, qui mélange, sans honte, les samples et kicks Baltimore Club, avec des appels à la transe chrétienne, à la prière et à l’aide de son prochain.
On sait de sources sûres que Jonny Blaze travaille tout les dimanches que Dieu fait à faire entrer le Gospel Club à l’église (alors que le Christian Rap, Core, ou Metal est déjà présent dans le offices US).
Dernier extrait en date de l’album, plus pop que club, mais indiscutablement drôle, et catchy.

On noterai une légère préférence pour le morceau « Church Call Out » qui reprend les Horns à la Debonair Samir, sans complexes, et hurlant par dessus cette sauce un appel aux quartiers de la B-Town Bis à venir chanter avec Jonny le dimanche matin.
L’album est dispo ici pour les oreilles curieuses : The Transition album

On n’oublie pas de dire que Jonny Blaze est en live chaque dimanche soir, heure East-Coast, sur You Stream Radio, avec le vétéran Diamond K. L’occasion de rappeler aux auditeurs ce qu’est le « true Baltimore club sound », dixit Jonny lui-même.

Décidemment, le dimanche est un jour benni pour Jonny Blaze, grand bien nous en fasses.

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Sortie: Schwarz – Deep in the Game EP – Unruly Records.

5 Déc

This is an english-written post ! Monoglotte français, passe ton chemin !

Encore une fois, comme dirait Sach.
On en revient à Schwarz, notre ami de Baltimore, ou l’hiver est bien commencé.
On s’est dit que vu que demain sort son premier EP chez les gardiens du temple que sont Unruly Records, il était de bon ton de demander à Schwarz de se prêter au jeu de l’interview, écrite et trans-atlantiquement virtuele.
Le mieux, c’est de lire, et surtout de prêter une oreille à son premier EP. Deep in the Game. Profond dans le Jeu.
Ou comment Scwharz met une couche deep, sombre, et « je gol-ri aps » sur la musique Bmore Club.

Adam, who are you ? Where do you come from ? And where do you live now ?
I come from St. Louis, Missouri. I have been living in different parts of Baltimore since 2008.

What was your musical background as a teenager ? What music was played at home back in the days ?
I started playing guitar at a very young age, but by the time I was like 16 I was just super into Hip-Hop culture. After I dropped out of college I was just making rap beats for local rappers.

What music inspires you nowadays ?
I’m super into really fast and weird Baltimore, Philly, and Jersey Club, that I’ve just been finding out about over the internet b/c even I live in Baltimore I think alot of this stuff doesn’t have a real « scene ». Unless maybe I was 16 and going to the Skate rink. I especially like the producer Rip Knoxx (http://soundcloud.com/rip_knoxx) , who has these amazing super heavy tracks, where there are all these « Whats » and crazy vocal samples but they are all like tuned to like the harmonic minor scale and fit in the compositions along side like nu metal samples.
I’m also into this other producer Yoshi;) (http://soundcloud.com/imyoshibetch) who I’m going to be working on some stuff with me in the future. I also have gotten into ballroom/vogue house stuff like MikeQ, Kevin Jz Prodigy and Vjuann Allure. I got to DJ Vjuann’s night in DC and it was amazing.

How did you met Baltimore Club Music ? What does it inspires to you ?
I first heard Baltimore Club probablly in 2006. But it didn’t mean the same thing to me then as it does now. My perception of the music as well as the music itself is always morphing and evolving. I’m very thankful to know some one the best to ever do it like Scottie B, and Jonny Blaze, those guys are amazing.

What futur do you see for Baltimore Club Music ? Which evolution can you feel right now in this genre ?
I definitely think alot of stuff that is super fast and has a ton of vocal drops and samples coming in out, with like the crazy gunshots everywhere is something that will be done more and get a higher pofile. It’s really just young producers on soundcloud now doing it, but I think some people are starting to pay attention to it. I made a mix with my DJ Partner Mark Brown (http://soundcloud.com/markbrown) highlighting alot of this stuff.

What are your forthcoming projects ?
Deep in The Game EP on Unruly very soon. The « This is Shake Off » mix is going to be part of an ongoing series. I’m doing production work for DDM, who is featured on my EP. Also really excited about continuing to work with Vallejo, Ca rapper ISSUE. There’s also a bunch of other stuff. I’m always working on a lot of stuff, I just don’t know what or when stuff will make it out.

Any big-ups or shout outs ?
Yeah all the people I already name-dropped. Mark Brown. Rip, Scottie, Jonny, Vjuann, Derek. My cousin DJ Dog Dick. My boy Narwhalz. #BrianNicholson

Pour finir: la sortie, les remixs gratuits, et la bio de Schwarz, c’est ici : Schwarz on the web
Quand à Baltimore, et sa « all day Club soundtrack », c’est loin d’être fini…

Sortie: Lord Cry Cry – « Live at the CPU » (Generation Bass digilabel)

20 Nov

Le lundi, c’est le premier jour ou l’on pleure son week-end, c’est aussi le jour ou les travailleurs du matin ont le Blues qui coule en eux, le long des rails du R.E.R A ici, de la B&O là-bas.
Et puis, demain, le 21 novembre 2011, c’est aussi la sortie de très attendu album de Lord Cry Cry sur Generation Bass .
Anglais installé à Berlin, Lord Cry Cry propose un cross-over qui fait plaisir aux oreilles cultivées d’un coté et aux stepeux de l’autre. Parler de blues-dubstep serait un peu faire des raccourcis rapides tant l’album regorge de trouvailles et de mélanges osés. Un peu de Tom Waits, un peu de breakcore-beat, un peu de wobble bass, et surtout une touche bluesy-Mississippi qui fait sortir, encore un peu, la musique électronique des clubs sans passé et sans racines.
L’album de Lord Cry Cry « Live at the CPU », c’est une manière de dire que la musique est, plus que jamais, fille d’une même grande famille, qui sait écouter ses paires, ses aïeux, et ses anciens.

Et puis, c’est un peu un auto-copinage, c’est votre serviteur lui-même qui est derrière le clip, en tant que monteur et D.A., spécialement sur le video remix  » Tribute to Bluesmen » et aussi un peu sur l’original.
Maintenant, ne reste plus qu’a se faire griller des grosses crevettes du Delta sur le feu, déboucher le Jack Daniels et regarder couler le fleuve.

Et la version originale du clip donc.